Quitter Paris et « kiffer »
Est-ce du à l’été ? Au temps automnal parisien ou juste à ce rythme infernal ?
Chaque matin je ne pense qu’à ça : quitter Paris.
Partir.
Sur le quai du RER j’attends la fourmilière entassée dans les wagons ; je vois un mec vomir dans la poubelle du quai d’en face, je suffoque, j’ai la nausée.
J’ai souvent la chance de pouvoir m’évader les week-ends, de reprendre de l’énergie avant de remettre les pieds dans le RER A le lundi matin, de bonne heure et de mauvaise humeur.
Ce week-end j’étais en Auvergne, cette terre m’est familière et j’adore quitter Paris pour me retrouver dans le petit village de vacances de mon enfance, au milieu des volcans.
Se faire réveiller par les oiseaux, ouvrir les volets sentir le soleil, respirer les bonnes odeurs.
Aller au marché, acheter pour trois fois rien des réjouissances pour le weekend.
Déjeuner à 15.00, jouer à la pétanque, se balader. Ne pas regarder son Iphone. Juste immortaliser les bons moments en photos.
Sortir sur la place du village, boire une bière pression à la buvette.
Boire du bon vin, prendre le temps de lire, de jardiner.
Aller se faire une escapade dans un village d’altitude. Se faire un bon resto. J’appelle ça « kiffer » dans le jargon parisien. « kiffer » Verbe du 1er groupe.
Et puis le lundi matin est soudain revenu.
Et ce matin dans ma boite mail, un courrier de Velib’ qui va me débiter 150 euros car un mec malhonnête a volé mon vélo mal raccroché. Quitter Paris, à pied ou à vélo mais partir…









