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Episode 4 : le porche

février 12th, 2010 — 12:25

« Au plaisir de te revoir, voici mon numéro. Marie Amélie » Un, deux, trois, envoyé ok, accusé ok.

Il est 14.30 ce mardi, Marie Amélie rentre de la cantine. Elle sent son téléphone vibrer.  Ce numéro inconnu…c’est lui. Hugo l’invite jeudi, il ne travaille pas. Il lui propose de se retrouver en fin d’après midi selon ses dispositions. Marie Amélie lui donne rendez-vous au jardin du Luxembourg vers 17.30 c’est juste à côté de son lieu de travail. Elle adore ce jardin, elle y passe la plupart de son temps : à lire, faire des sodokus, découper des patrons de robes dans des magazines, appeler ses copines.

Nous sommes jeudi, il est 17 heures et 8 minutes. Un petit peu de gloss, ses ballerines dans son sac et ses talons hors du sac. Marie Amélie est prête. Hugo l’attend sur le banc devant la fontaine. Il lui a apporté une marguerite.

parc2 Episode 4 : le porche

C’est bien la première fois que Marie Amélie reçoit un présent lors d’un premier rendez-vous.

Souvent les rendez-vous de Marie Amélie sont tardifs, après les journées de 10 heures des prétendants où ces derniers choisissent le dernier bar à la mode. Des bars où les cocktails sont à 20 euros et l’envie de voir atterrir Marie Amélie au creux de leur lit est aussi pressante que leur envie de faire pipi après trois coktails.

Marie Amélie a vécu deux grandes histoires. Une fin tragique et l’autre moins. Elle a envie maintenant d’une histoire simple, de confiance, où la vie serait un long fleuve tranquille ponctuée par des moments privilégiés qui la ferait sortir du fleuve au quart de tour. Hugo porte une doudoune rouge ; sa barbe de trois jours et demi et un treillis gris. Il se dit très content d’être assis à ses côtés.

Il se présente brièvement. Hugo est maraicher à ses heures perdues. En gros il vient juste en aide à son voisin les jours d’affluence au marché du 12ème. Dans la vraie vie il compose et joue dans un groupe. Il est parolier. Ses textes lui ont déjà rapporté et il décide maintenant de se consacrer à son groupe ; il organise des concerts. ‘Joy derision’ (À prononcer à l’anglaise) voici le nom de son groupe.

Marie Amélie est épatée. Elle voue une admiration certaine à ceux qui savent faire autre chose  avec leurs mains que  faire des anglaises avec leurs doigts ou se faire les crottes de nez. Elle adore la musique et aurait beaucoup aimé apprendre le solfège. Se produire devant ses proches, être applaudie, se concentrer, être fière de dire « ah oui j’ai fait six ans de conservatoire ; de la 5ème à la seconde »

Marie Amélie déballe son propos. Quelques notes d’humour viennent égayer son récit. Hugo semble conquis. Il est 19.30, Hugo et Amélie remonte vers le Panthéon et s’arrête devant un grand porche.

C’est ici. Étrange pour un piano bar se dit Marie Amélie. Serait-ce encore un plan foireux ?

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Episode 3 : le jogging

février 3rd, 2010 — 11:03

Ce dimanche matin, Marie Amélie l’a voulu matinal.
Le même rituel : un thé vert, deux tartines, un jus d’orange et cinq abricots secs.
Marie Amélie a les idées bien arrêtées, parfois il lui faut longtemps avant de déroger aux règles qu’elle a elle même initiées (son p’tit dej, les composantes de celui-ci, le nombre de tasses de thé qu’elle va boire dans la journée, le jour où elle fait sa lessive, la piscine où elle choisit d’aller nager etc.)

D’après ses calculs, si elle se rend plus tôt au marché, elle aura plus de chances de le « coincer », de savoir le pourquoi du rendez-vous raté…

Marie Amélie joue ce matin la carte de la sobriété, elle laisse son jogging du dimanche et rajoute juste un trait fin de khôl sur les yeux…
Elle passe devant le stand et s’arrête, il n’est pas là.
Encore une fois ses espoirs s’envolent comme des plateaux lancés lors d’un ball-trap.
Elle commande quand même ses légumes de la semaine et n’ose pas demander aux autres si son maraicher préféré vient travailler aujourd’hui.

Marie Amélie  s’arrête chez la fleuriste. Ses fleurs préférées sont les perces neiges, mais difficile d’en trouver à Paris, et surtout difficile d’en trouver en bouquet.
Alors qu’elle parle fréquence de changement d’eau des fleurs avec la fleuriste, Marie Amélie sent une présence derrière elle.
Elle se retourne, c’est lui.
Il lui sourit, elle rougit, telle une pivoine égarée dans un parking.

Enfin, le voila hors de son terrain de prédilection, il revient tout juste du café et s’excuse.
Il s’excuse car son côté étourdit lui a fait confondre le jeudi et le mercredi. Il était bien là chez Jéjé mercredi dernier.
Si il avait le temps, il lui offrirait une fleur lui dit-il mais il doit y retourner.

Enfin il lui demande son prénom.
« Marie Amélie et toi ?  »
« Hugo »

Hugo tend une carte à Marie Amélie, une carte de visite avec toutes ses coordonnées. (mail, portable, adresse postale… youhou)
Il lui demande de lui envoyer son numéro, il a follement envie de l’inviter prendre un verre dans un endroit qu’il connait.
« Un piano bar » lui dit-il.

Marie Amélie glisse la carte dans la poche de son jogging, elle fait signe que oui ; à vrai dire elle est tellement intimidée que les mots lui manque.
« Joli jogging » lui lance Hugo.

Marie Amélie rentre chez elle, elle a à présent les cartes de visite en main.
Il est 10.30, elle devrait déjà être en train de défaire son panier.
Au diable les rituels, Marie Amelie a des choses plus importantes à faire…
Comme glisser un peu de poésie dans un sms par exemple ?

carte7 225x300 Episode 3 : le jogging

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Episode 2 : Le café crème

janvier 28th, 2010 — 11:21

Quatre jours.
Quatre interminables jours !
10 millions de palpitations, 22 rêves, 27 tenues essayées, 3 fards à paupières retenus,  120 minutes passées au téléphone, deux copines épuisées par les interrogations, les questions, les SI, les MAIS …
Voici les formules hautement mathématiques que notre Marie Amélie a subit durant ces quatre jours d’attente.

Elle en a rêvé, le jeudi tant attendu est arrivé.
Marie Amélie est une coquette.
La coquetterie c’est une sorte d’échappatoire à son quotidien. Parce que lorsqu’on côtoie la misère, les vêtements souillés et le manque d’hygiène on a envie de se sentir parfois bien dans sa peau. Marie Amélie adore le vintage, elle passe ses samedis à traîner dans les vieux magasins, elle connait les meilleures friperies de Paris et d’ailleurs…
Elle a longuement hésité puis s’est décidée, elle portera sa robe favorite : un bustier à la Audrey Hepburn sous un gilet de laine made in Marie Amélie’s mummy. Elle prendra un pantalon dans son sac et ses baskets pour se changer ensuite arrivée à son travail.
Il est 8.15 à l’horloge du ‘Troquet Jéjé’, le bar du marché le plus en vogue de tout Paris.
Marie Amélie est assise devant son café crème. Elle attend.
Après des histoires bancales, ses espoirs  de trouver THE lover broient du noir.
Elle n’a rien misé sur cette rencontre, mais est assez curieuse de passer plus de cinq minutes à discuter d’autre chose que de radis et de poireaux… le voir de près, voir la couleur de ses yeux, le détail de ses fossettes.

cafe1 Episode 2 : Le café crème
Il est 8.30, Marie Amélie patiente toujours, dans 10 minutes elle devra attraper son bus elle commence à douter.
Elle réfléchit, elle n’a ni son nom, ni son numéro de tel, ni son skype, ni son twitter, ni son myspace, ni son formspring me et le pire de tout elle ne le trouvera jamais sur le réseau des faux amis facebook… et c’est tant mieux !
Marie Amélie ne sourit plus, elle doit réellement partir.
Peut-être a-t-il eu un contre temps, une panne de réveil ??? Elle laisse deux euros sur le comptoir, sourit à Jérôme le cafetier et court vers son bus.

Elle le verra dimanche, c’est certain.
Qu’est ce que c’est 3 jours d’attente après tout, ce n’est que sept millions de palpitations… et une nouvelle robe à acheter !

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Mon Amélie Poulain de 2010 (épisode 1)

janvier 22nd, 2010 — 10:08

J’ai décidé de raconter sa vie et ses aventures à la façon d’une mini-série, d’un rendez-vous hebdomadaire sur mon blog, agrémenté de petits croquis réalisés par mes soins.
Pour ce, je crée une nouvelle catégorie dédiée que je vais intituler ‘Marie-Amélie’.

Mon personnage principal s’inspire de ma vie de petite provinciale exilée à Paris et je construirai son histoire tel un nouveau fil rouge ; conducteur de travaux de mon blog pour cette année nouvelle.

Ce personnage a quelques points communs avec Amélie Poulain…
A titre de brève introduction (je reprendrai la description de Marie-Amélie dans un prochain billet) : c’est l’histoire d’une fille (25 ans) qui habite à Paris, dans le 12ème.
Elle est jolie, souriante, bien entourée. Avec une tête bien pleine et une personnalité bien faite.
Elle n’est pas serveuse dans un bistrot branché, elle bosse dans le social (cela peut prêter à confusion j’avoue).

mariemalie Mon Amélie Poulain de 2010 (épisode 1)

Tous les dimanches elle se rend au marché.

Les dimanches se suivent et se ressemblent : lever, marché, déjeuner chez la cousine, sieste d’après déjeuner, ballade sur les quais de Seine et film du dimanche en guise de berceuse du soir.
Dans une société qui va vite, les rapports humains dévalent les pentes comme des skieurs dans la compétition du saut à ski.

Mon Amélie (je l’appelle Marie-Amélie) l’a bien compris, Paris ne rime pas toujours avec belle vie.
Aussi par un beau dimanche ensoleillé et comme chaque dimanche, Marie-Amélie attend devant le maraicher, elle remarque soudain le vendeur. Il est grand, barbu, porte une doudoune rouge et des mitaines en laine kaki.
Il était temps après des mois à lui sourire en vain, Marie-Amélie répond enfin…

Un dimanche, deux dimanches, elle le regarde, lui demande deux livres d’endives, une poignée de litchis, une botte de persil selon ses envies.
Elle rentre chez elle, s’assoit dans son canapé et pense à lui.
Un épais nuage se dessine au dessus de sa tête, rempli de ouate blanche et de cœurs rouges en plastiques qui s’envolent vers le ciel.

nuage Mon Amélie Poulain de 2010 (épisode 1)

La semaine passe, le dimanche arrive… Marie-Amélie n’a cessé d’y penser.
De bons prétextes, voilà ce qui lui faut. Des courgettes pour la ratatouille de ce soir et si elle préparait une bonne soupe aux carottes dans la semaine ou un caviar d’aubergine pour ses copines ?

Elle y retourne, hésite, repasse devant le stand et revient sur ses pas.
« Je me demandais si…  euh… non…enfin…je veux dire  vous seriez disponible pour aller prendre un café ? »

Elle rougit, il sourit.
Sa matinée chargée l’empêche de se libérer. Les clients attendent, les mamies rouspètent et les tas d’oranges diminuent.

Il lui donne rendez-vous le jeudi qui suit, il ne travaille pas mais viendra quand même.
Elle travaille à 9.00, pas de problème il sera là à 8.
Cela, en 2010 s’appellerait-il de la galanterie ? Vous le saurez au prochain épisode…

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Looking for Eric

juin 16th, 2009 — 11:09

Rien que pour la couverture j’achèterai bien le Psychologies magazine de ce mois-ci.
Un homme, un vrai fait la couv’.
C’est Eric Cantonna à la fois viril et emblématique ; avec un accent qui fait chanter les cigales, une prestance incroyable et le corps de sportif parfait.

Est-ce son visage qui est si attachant ou son caractère ? Dans son dernier film, il campe un joueur de foot adulé par un homme à moitié paumé et se révèle être un confident hors pair, avec tout ce qu’il faut d’humour et de naturel.

Après le foot, le cinéma, Eric va s’attaquer prochainement au théâtre dans une pièce intitulée « Face Au Paradis ». La pièce est prévue pour janvier 2010 au théâtre Marigny.
Il me tarde d’aller le voir sur les planches.… en vrai…

pp 235x300 Looking for Eric

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On continue

mai 23rd, 2009 — 11:10

Parce que pour eux l’action de s’arrête jamais, les compagnons d’Emmaüs arpentent les rues de la capitale. Voici deux clichés pris avec mon téléphone portable, dans ma rue. Des photos qui parlent d’elles-mêmes sur ce camion d’Emmaüs.

On continue : un message fort et plein d’espoir. A l’image de lAbbé Pierre et Coluche.

onc On continue

onc2 On continue

1 comment » | MIX

Maroc : l’échappée belle

mai 18th, 2009 — 1:32

Une envie soudaine de vous évader ?
A deux heures et demi d’avion de Paris le dépaysement total s’offre à vous.
Après cinq jours passés au Maroc je me devais de vous faire part de mon ressenti pour ma première visite : une gazelle au pays des senteurs et des saveurs.
Voici donc la retranscription de mon voyage façon carnet de blog…

Dès notre arrivée dans la ville rose (Marrakech), l’invitation au voyage commence.

Un bus nous emmène jusque la médina.
Marrakech attire les convoitises, la preuve en est : de l’aéroport à la vieille ville les constructions ne cessent de voir le jour. La ville nouvelle de Guéliz s’américanise et l’urbanisation grandissante laisse perplexe.

Marrakech marie les couleurs délicieuses : les murs orangés et rosés, le jeu des ombres sur le sol, les djellabas, les cuirs, la luminosité des pigments et les reflets argentés des théières et des bijoux offrent ainsi au regard un panorama incroyable.
Les clichés deviennent soudain plus que réels.

maroc marrakech panneau1 Maroc : l’échappée belle

Marrakech offre moult surprises si on se laisse aller au fil des rencontres et des ruelles de la médina.
Laissez donc tomber votre bon vieux Routard et suivez votre instinct.
Perdez-vous dans les souks, laissez-vous emmener par les locaux ou des enfants de retour de l’école vers des quartiers moins fréquentés.
Aborder l’artisanat local différemment : le long travail des tanneurs, les vendeurs d’épices sans oublier les jus d’orange instantanés de la place Jamaâ El Fna …

Posez-vous sur un banc et discutez avec Habib, il habite non loin de Marrakech et boit tranquillement son expresso en regardant les chevaux des calèches pour touristes s’impatienter. Il travaille comme soudeur dans une entreprise et nous montre les vidéos de ses collègues sur son téléphone portable. Il ne parle pas bien français mais nous faisons tous les efforts pour l’aider à comprendre et en échange obtenons de précieux mots de vocabulaire qui viennent enrichir notre lexique arabe !
Un ami le rejoint, il habite Guéliz et a des plans pour des logements. Inch’ Allah quand nous reviendrons nous l’appellerons.

Marrakech vit, Marrakech va vite, Marrakech enivre et peut parfois agacer.
Certains locaux sont en quête perpétuelle de quelques dirhams qui pourront les aider. Ils vivent le tourisme comme du pain béni, sachant que pour subvenir à leurs besoins certains s’improvisent faux guides, d’autres accumulent les courses de taxi ou s’adonnent au troc.

A la tombée de la nuit, les phares des  mobylettes vous éblouissent et les serveurs de la place vous font de l’œil pour venir goûter leurs couscous, tagines, soupes ou autres brochettes. Vous vous en sortez pour 150 DH à deux en mangeant brochettes, légumes grillés avec l’eau pétillante en bouteille indispensable. Nous avons découvert une très bonne adresse* près de la place qui offre un bon tajine de viande avec sauce tomate et oeufs pour un prix plus que raisonnable.

Les chats sont nombreux, ils se plaisent dans la ville et ont élu domicile à chaque coin de rue.

Nous logeons dans un  Riad* tenu par un couple de français.
A peine la porte poussée nous savourons le calme et la tranquillité du lieu comparé à l’agitation de la ville. La terrasse nous permet d’écouter la ville, les appels à la prière, le bruit des moteurs et les négociations en tout genre.

Pour s’échapper de Marrakech nous choisissons Essaouira (Swira) ; ville de pécheurs, bercée par l’atlantique.
La route entre Marrakech et Essaouira est très plaisante, alternant villages typiques, champs d’arganiers et de blé. Une deux voies est en construction qui permettra de relier la ville à Marrakech en une heure contre deux heures et demi actuellement.
Certains marchent, des enfants partent à l’école, d’autres transportent leur récolte à dos d’ânes ; les moissonneuses et les camions à bestiaux s’affairent.

Nous arrivons à Essaouira dans l’après midi, les pécheurs sont déjà rentrés et chacun vend le fruit de sa pêche le long du port et de la Sqala de la Kasbah : sardines, crabes, araignées de mer…

maroc essa port12 Maroc : l’échappée belle

Les mouettes sont les reines de la jetée. Elles survolent les gros bateaux peints avec le bleu d’Essaouira et viennent de temps à autres se poser à la recherche d’une proie idéale.

Le bon plan pour dormir pas cher c’est l’appartement. (Trouvé en parlant avec un gardien de parking). A 200DH la nuit, vous profitez d’un endroit assez grand pour accueillir cinq personnes avec une salle de bains et une cuisine sommaires.

La médina est différente : ordonnée selon les aliments et les objets. A gauche les maraîchers, à droite les épices etc. Ce qui est plaisant c’est que vous pouvez juste regarder ou entrer dans l’échoppe sans être constamment agressés et poussés à l’achat par le commerçant comme à Marrakech.

Au détour d’une ruelle nous rencontrons K, un berbère du désert qui nous emmène découvrir des trésors que nous n’aurions probablement jamais connus sans lui…

La conversation est longue et instructive. Il nous emmène chez Salah.
Salah a 20ans, un sourire franc et tient une véritable caverne d’Ali Baba.
Des épices, des senteurs, des produits aux vertus incroyables se trouvent dans sa boutique.
De la poudre anti-cancer en passant par les remèdes express anti-rhume ou contre les maux divers.
Nous dégustons le thé royal. Un thé au mélange exquis de roses, gingembre, verveine, jujube, anis… En grande amatrice de thé c’est de loin le meilleur que j’ai bu depuis un long moment. K me maquille comme une femme berbère. Il ne lésine pas sur le khôl et me voici soudain devenue quelqu’un d’autre.
Nous allons nous restaurer d’un kebab made in Essaouira dont seul K a le secret (Keftas, Harissa, et une petite sauce qui va bien).

Le lendemain l’appel du port nous fait lever tôt, nous profitions de la plage. Bien qu’un peu froide, je me baigne sans réfléchir en bonne fille du nord que je suis…
Des vendeurs de gâteaux marocains viennent discuter et tentent de nous amadouer en nous faisant goûter cornes de gazelles et macarons. Difficile de résister à la tentation des gâteaux marrons. Sait-on jamais le chocolat marocain aurait-il un pouvoir aphrodisiaque ?

K nous emmène déjeuner dans un café berbère. Le principe est simple : vous achetez le poisson et les légumes et une mama vous cuisine un superbe tajine de poissons. Un vrai régal : les poissons sont des Ibrahim (à la chair tendre et fondante) agrémentés de carottes, pommes de terre, olives, citrons. Quelques fruits et un thé à la menthe finalisent ce savoureux repas. C’est la baraka (le bonheur) !

Nous retournons chez Salah pour chercher nos achats de la veille (un panier rempli d’épices à tajines, tous les ingrédients nécessaires à la réalisation du thé royal ainsi que de l’huile d’argan trois fois moins chère qu’à Paris ; ajoutés à cela du musc et de la vanille qui viendront embaumer notre intérieur).

maroc salah epices11 Maroc : l’échappée belle
Nous partageons  à nouveau un bon moment et immortalisons nos rencontres grâce à notre fidèle allié : l’appareil photo.

Un brin d’amertume m’envahit soudain au moment de reprendre la voiture pour regagner Marrakech la trépidante. La gentillesse et le sourire de Khalid et Salah vont assurément me manquer.

Nous regagnons notre Riad pour notre dernière nuit. Un détour par la place animée s’impose et en bons occidentaux que nous sommes nous partons goûter la bière locale en achetant deux bouteilles à l’hôtel du coin. Dans le respect des traditions nous attendons notre retour à l’hôtel pour déguster le breuvage et saluer Naïma et Fatima qui nous ont accueilli royalement dans cet havre de paix.

Nous sommes vendredi : l’heure de la grande prière et du départ a sonné. Un petit détour par les souks, je finalise ma tenue de berbère en achetant un collier (pour la petite anecdote nous nous sommes aussi achetés des bonnets tricotés en laine berbère à Essaouira). Je suis enfin parée à retourner très vite dans l’Atlas en compagnie de K et des siens.

Le retour en France nous ramène à la réalité avec dans la tête de bien jolies images et des souvenirs qui j’espère resteront intacts pour un long moment et ce jusqu’à notre prochain périple.

Une chose est sure, je sais que si la nostalgie me prend soudain, on me concocte un thé royal et me voila aussitôt repartie…

maroc essa femmes2 Maroc : l’échappée belle

Bonnes adresses :*Riad fantasia
Chez Salah et Abdelhak, 225 souk des épices à Essaouira
Resto tagine viande à Marrakech bon et pas cher : Snack SbaÏ 024-4411-81

©Ne3ko

4 comments » | AILLEURS

Paris

avril 19th, 2009 — 8:32

p1010583 300x225 Paris

Mais la fin du voyage
La fin de la chanson
Et c’est Paris tout gris
Dernier jour, dernière heure
Première larme aussi
Et c’est Paris la pluie
Ces jardins remontés
Qui n’ont plus leur parure
Et c’est Paris l’ennui
La gare où s’accomplit
La dernière déchirure
Et c’est Paris fini
Loin des yeux loin du cœur
Chassé du paradis
Et c’est Paris chagrin
Mais une lettre de toi
Une lettre qui dit oui
Et c’est Paris demain
Des villes et des villages
Les roues tremblent de chance
C’est Paris en chemin
Et toi qui m’attends là
Et tout qui recommence
Et c’est Paris je reviens.

Jacques Brel

1 comment » | SONGRAPHY

Soirée bus

mars 13th, 2009 — 12:38

Hier soir j’ai pris le bus à 20.30.
Un bus qui se confond volontiers avec celui de la Ratp à la seule différence c’est que ce bus magique est un bus de fête !
Ça commence par hasard, pour une soirée d ‘anniversaire surprise’ et ça finit en méga teuf, super ambiance, tout en se baladant dans Paris.
Une musique un peu commerciale mais de quoi se déhancher aux barres du bus et monter sur les cubes !

Des stops bien choisis (champs de mars, place de la concorde, le tout by night… et une customisation personnelle : on ramène à boire à manger et on improvise la soirée.
Alors il est vrai que ce matin dans le métro il manquait quelques stroboscopes, mais je me consolerai j’espère très vite en reprenant ce bus magique.

bus1 300x200 Soirée bus

Un peu de promo et toutes les infos sur le site.

4 comments » | MIX

The metro

février 25th, 2009 — 6:24

I’m alone Sitting with my empty glass
My four walls Follow me through my past
I was on a Paris train I emerged in London rain And you were waiting there Swimming through apologies
I remember searching for the perfect words
I was hoping you might change your mind
I remember a soldier sleeping next to me Riding on The Metro
I was smiling as you took my hand

System of A Down

Comment » | SONGRAPHY

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