Archive for mars 2010
Dans la maison de poupée d’Audrey…
Il y a une cheminée, un joli canapé et un cheval à bascule.
Et dans cette pièce qui se joue actuellement au théâtre de la madeleine, il y a Audrey Tautou notre Amélie poulain nationale qui joue une femme capricieuse, cupide et docile à la fois.
La pièce est longue, Audrey Tautou avec ses mimiques crie fort et elle est un tant soit peu agaçante.
C’est surement sa petite voix stridente qui m’a fait partir avant la fin…
Je ne saurai donc pas la destinée de Nora et de son dévoué mari Torvald… changera t-elle son fusil d’épaules face aux fantaisies négatives de l’argent ?
J’ai apprécié les décors, très rococos du 19ème : de la cheminée en passant par le piano et les lampes d’époque, le joli corset bleu d’Audrey… les moindres détails rappellent, il est vrai la maison de poupée de notre enfance.
Audrey Tautou joue à l’enfant gâtée, ça lui va assez bien. Elle a la folie des grandeurs, elle est un brin tyrannique. Elle est heureuse quand elle a de quoi faire ses emplettes, malheureuse quand elle se rend compte que certains peuvent déjouer ses plans. C’est une parfaite ‘femme enfant’…
En parlant de ‘femme enfant’, dans la queue pour prendre mes places il y avait Mélanie Thierry et Raphaël et je crois bien que finalement c’était elle la pépite du spectacle… La comédienne fraichement césarisée est sublimement jolie et je suis sure qu’elle a définitivement passé l’âge de jouer à la poupée.
Maison de Poupée, Théâtre de la Madeleine, 19, rue de Surène (VIIIe). Du mardi au samedi à 21 heures, le samedi à 18 heures, et, à partir du 27 mai, le dimanche à 15 heures.
Episode 6 : la baignoire
Désenchantée.
Marie Amélie déteste Mylène Farmer aussi elle entonnerait bien le refrain de son tube juste pour crier sa déception.
Hugo lui a donné l’ordre de monter dans ce van, comme si Marie Amélie était une vulgaire miette de pain.
Ses jambes flageolaient, son sourire disparaissait. Il aurait pu la séquestrer, l’abandonner sur les bords du périph, l’emmener au fond d’un bosquet pire l’emmener dans un autre repère de brigands.
Il était si stressé qu’il ne décrochait pas un mot.
M A restait discrète, elle aussi ne la ramenait pas large.
Pour un premier rendez-vous elle avait imaginé une fin meilleure : après le concert, Hugo lui aurait proposé une ballade sur les quais, il l’aurait raccompagné à pied, juste devant sa porte et lui aurait glissé un mot doux sous forme d’un rebus dans la poche de sa veste pour lui faire deviner le lieu de leur un deuxième rencart !
Elle se contenait puis demanda expressément à Hugo de s’arrêter à n’importe quelle station de métro.
S’il n’était pas capable de discuter, de cesser de répandre son stress sur elle, elle préférait rentrer.
Hugo arrêta le van.
Il prit la main de Marie Amélie et s’excusa pour cette fin de soirée ‘minable’.
« Je t’expliquerai tout en détails, mais je préfère te raccompagner. »
M A sortit du van.
« Je vais rentrer seule, merci ».
Il est 1.00 du matin à l’horloge de cuisine de Marie Amélie.
Devant sa tisane, M A ne cesse d’y penser…
Il avait tout pour lui (la barbe, le sourire, l’humour, la peau douce, la musique des battements de son cœur)
Si ça se trouve ce mec n’est qu’un affreux bandit, un charlatan, un escroc pire un dealer de crack ou un vendeur de fausses montres Swatch !
M A entend la sonnerie de son téléphone au fond de son sac.
Un sms.
C’est sûrement lui.
MA prend son sac et le met dans la baignoire.
Voici le réflexe d’une fille qui ne regardera pas son téléphone ce soir…




